104ème bataillon de génie
Filiation et modèles
104BG |
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Historique
Unité créé le 19 mai 1956, matricule 2360. La garnison de rattachement à son origine est Castelsarrasin. Elle est rassemblée le 22 mai au camp de RIVESALTES dans les Pyrénées-Orientales avec un effectif de 920 hommes dont 124 seront inaptes au service en AFN.
Juin 1956
Embarquement ; à MARSEILLE, le 11 juin sur le Pasteur – Débarquement à MERS-EL-KEBIR le 13. Période d’accoutumance : pendant cette période, entraînement au tir pour l’ensemble de l’unité. Le 25/6 ; la 5ème Compagnie est affectée au dépôt de munitions de MOULAY ISMAËL, pour travaux. Renforts ; 2 compagnies sont formées au 2ème Génie à METZ avec des rappelés de la 52/2 d’origine de l’Armée de l’Air. Embarquement à MARSEILLE sur le VILLE DE MARSEILLE pour ALGER.
Le 12/7/56. Formation d’un train pour ORAN et arrivée le 13 juillet à ORAN. Affectations. 1° Compagnie stationne à SAINT MAUR, 2° Compagnie stationne à ARCOLE, 3° Compagnie stationne à SAÏDA. 4ème Compagnie stationne à FLEURUS 5ème Compagnie stationne à LEGRAND 6ème Compagnie stationne à St-LOUIS 7ème Compagnie stationne à ASSI BEN OKBA 8ème Compagnie stationne à LEGRAND 22ème Compagnie stationne à St-LOUIS
Le 16/7/56 ; départ de la 4ème Compagnie pour des travaux à AÏN TEMOUCHENT. Le 19/7/56 ; formation d’un détachement de futurs moniteurs pour le montage de baraquement. M-L-S. Instruction à PHILIPPEVILLE. Le 30/7/56 ; reconnaissance de la conduite d’eau de BENI BADEL par un capitaine du 2/104, en vue de la protection.
Le 2/8/56 ; reconnaissance à KHEMIS, à 45 kms au S.O de TLEMCEN, en vue de travaux. Le 9/8/56 ; la 8ème Compagnie est affectée aux travaux de MOULAY ISMAËL. Le 23/8/56 ; la 7ème Compagnie est désignée à la construction de baraques tous types, à NEDROMA, KHEMIS et OUED CHOULI ; Le PC de la Compagnie est à NEDROMA = 2 sections KHEMIS = 1 section le 25/8/56 ; la Compagnie est en place sur la frontière AL/MA.
Septembre 1956
Le 01/9/56 ; les Compagnies 4.5.6.7.8.22 deviennent les Compagnies 1.2.3.4.5.22.
Le 11/9/56 ; les 3ème et 5ème compagnies partent pour la région de MARNIA
Le 30/9/56 ; le Capitaine commandant la 1ère compagnie est grièvement blessé aux jambes, dans le train OUJDA-ORAN à la sortie de TLEMCEN. Un obus piégé avait été posé au MAROC dans un wagon de 1ère classe
Octobre 1956
Le 10/10/56 ; accident de la circulation d’un 4 x 4 de la 3ème compagnie = 1 caporal-chef mort, 3 sapeurs blessés.
Le 15/10/56 ; piquetage du camp de toile de la SENIA devant servir de camp de passage des libérés.
Le 18/10/56 ; dans la nuit du 18 au 19, la 3ème compagnie est attaquée – attaque repoussée – 2500 étuis de toutes armes relevés – aucune victime
Le 31/10/56 ; 164 mariés libérés.
Novembre 1956
Le 07/11/56 ; un sous-lieutenant de la 4ème compagnie est blessé dans une embuscade.
Le 10/11/56 ; 56 libérés à la 3ème compagnie.
Le 14/11/56 ; début d’un chantier dans le parc de l’ERM de la SENIA.
Le 23/11/56 ; arrivée d’un renfort = 159 hommes de différents grades.
Les 24 et 25/11/56 ; les libérables cantonnent à FLEURUS et à St-LOUIS.
Le 27/11/56 ; conseil de discipline à St-LOUIS = 4 maintiens au corps.
Décembre 1956
Le 10/12/56 ; ouverture du chantier du Centre d’hébergement d’ORAN, route d’ARCOLE.
Le 15/12/56 ; dans la nuit, bouclage d’un douar à 5 kms de St-LOUIS.
Le 21/12/56 ; incendie criminel dans un dépôt de soufre à St-LOUIS.
Effectifs au 31 décembre 1956 :
Officiers 17 Sous-officiers 44 Sapeurs 593
654
Fin de la période des rappelés.
Janvier 1957
En début de mois, arrivée des célibataires libérables à St-LOUIS.
Le 04/01/57 ; dans la nuit du 3 au 4 = 4 fermes européennes en flamme au S-E de St-Louis. Rebelles en fuite, refusent le combat.
Le 15/01/57 ; reconnaissance d’un chantier au camp FRANCHET d’ESPERAY à ARZEW.
Le 24/01/57 ; arrivée des renforts de Bugeaud IV = 67 hommes.
Le 31/01/57 ; la 1ère compagnie, ayant achevé ses chantiers, fait mouvement de TLEMCEN sur ARZEW.
Février 1957
size=16]Le 01/02/57 ; reconnaissance du chantier Franchet-d’Esperay pour le commandant de la 1ère compagnie et deux officiers de Bataillon.[/size]
Le 03/02/57 ; début du piquetage du chantier Franchet-d’Esperay = fossés, renforcement de routes, etc...
Le 14/02/57 ; la 2ème compagnie est chargée de la construction d’un camp au profit de la Base militaire d’ORAN à ECKMÜHL.
Diverses patrouilles dans la région de St-Louis.
Le 26/02/57 ; 1 officier, 1 sous-officier, 20 sapeurs de la 1ère compagnie sont désignés pour suivre une formation de 12 jours en gare d’ORAN en vue de remplacer, le cas échéant, les cheminots en grève.
Les 27 et 28/02/57 ; patrouilles motorisées et à pieds dans la région St-LOUIS – LEGRAND.
Mars 1957
Le 11/03/57 ; le Chef de Corps est convoqué à la préfecture de MOSTAGANEM pour commission de contrôle d’explosifs.
Fin mars ; nombreuses patrouilles.
Effectifs au 31 mars 1957
Officiers 23 Sous-officiers 75 Sapeurs 463
561
Avril 57
Routine, patrouilles, visite des chantiers en cours par le Chef de Corps.
Mai 1957
Le 02/05/57 ; le Commandant du Bataillon est convoqué par le Colonel Commandant le Génie du C.A.O. En vue de la fortification des fermes de la subdivision d’ORAN.
Le 04/05/57 ; en raison de l’achèvement probable pour la fin mai des chantiers d’ARZEW et de MARNIA, un programme de travaux, de pistes pour camions, est établi par le Colonel Commandant le Génie du C.A.O.
1. environs de PEREGAUX
2. région de St-MAUR
Le 08/05/57 ; Fête à St-Louis avec la présence de nombreux français musulmans.
Le 14/05/57 ; construction d’une piste de bouclage des quartiers indigènes dans les environs d’ORAN. Chantier réalisé en deux jours par 2 sections de la 2ème Compagnie et 1 section de la 1ère Compagnie.
Entre le 16 et le 21 Mai = opération de bouclage et de déminage. Fin à 14 heures le 21 Mai.
Diverses patrouilles.
Le25/05/57 ; l’armée offre également de belles et bonnes chances. Un sergent-chef d’active, métropolitain, épouse une jeune fille d’ARZEW. D’autres mariages suivront.
Le 26/05/57 ; arrivée à ORAN du renfort Aumale II : 36 hommes, 9 sous-officiers, 2 aspirants affectés à la 3ème Compagnie.
Le 28/05/57 ; ordre de faire boucler, avec des barbelés, certaines rues de la Ville Nouvelle d’ORAN. Travail donné à la 2ème Compagnie pour exécution à compter du 30/05. Diverses reconnaissances = ARCOLE – quartier des planteurs à ORAN, planteurs à ORAN.
Juin 1957
Le 01/06/57 ; la 1ère Compagnie, ayant terminé son chantier d’ARZEW, est désignée pour la construction de la piste St-MAUR – OUED IMBERT.
Travaux exécutés en liaison avec les Ponts et Chaussées et l’aide de main-d’œuvre civile.
En octobre 1957 le 104° B G est dissous sur place. Une majore partie de ses personnels rejoignent le 11° RGS dans le sud Saharien.
Le 104 est reformé fin 1970 sous l’appellation de :104° Bataillon du Génie des Forces de Manœuvres. c'est une unité de réserve Générale
Mis sur pieds à Versailles au centre mobilisateur n° 21ou 25 installé au camp des Mortemets, face au camp des Matelots. Ce Bataillon de réserve générale des forces de manœuvre à trois compagnies de combat motorisées et une CCS s’est équipé au cours des deux années 1971 & 1972. Au cours de l’exercice MONTARGIS 72, des 9 et 10 juin, le Général BRUGE, Commandant et Directeur Régional du Génie de la 1° R M, a remis le fanion du 104° B G au Chef de Bataillon LEJAY, commandant le 104. En 1973 ou 1974, le Bataillon fut transféré en région bordelaise et ses personnels de réserve affectés dans d'autres unités, dont le 5° RG.
Les insignes
104ème BG | |
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Description héraldique
Ecu en deux parties, en pointe pour son origine de formation, l’écu avec la croix du Midi-Pyrénées et la partie supérieure pour le théâtre des opérations, l’Algérie avec la Porte mauresque, la couleur verte et la main de Fatma. Le génie est représenté par ses deux couleurs, rouge et noir et par la présence de ses attributs traditionnels, cuirasse et casque. La compagnie s’identifie par son numéro « 104 » placé sous la cuirasse.
Production
1 fabrication DP, dos lisse 1 fabrication DP, en ARGENT, 1 exemplaire DP, en OR, avec poinçon à tête d’aigle.
Homologation
Non homologué
104 RG unité de réserve générale | |
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Description héraldique
Taillé de sable et de gueules, le chef d’azur à trois fleurs de lys d’or, à la croix de Toulouse d’or au canton sénestre de la pointe, au numéro 104 de même au flan dextre, la cuirasse et au pot en tête d’or brochant sur le tout.
Production
unité de réserve générale les premiers exemplaires étant livrés et distribués pour la manœuvre des 9 & 10 juin de la même année. Fabriqué par la maison Drago, les 250 exemplaires devaient être tous numérotés.
Homologation
Homologué le 16 février 1972 sous le numéro G 2319