17ème régiment du génie
Filiation et modèles
| 17 RGP |
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Historique
Les compagnies de génie parachutistes
La section parachutiste du 61ème BG
La mise en place de troupes par voie aérienne s’avérant de plus en plus efficiente, le besoin en sapeurs parachutistes se fait sentir dès octobre 47 avec l’opération Léa qui prévoit le largage de 3 bataillons parachutistes. Le besoin en unité génie s’imposant lors de la phase de planification, le 61ème BG reçoit l’ordre en aout 47 de mettre sur pieds une section de parachutistes. Cette section est qualifiée fin septembre et sera engagée avec succès.
La section parachutiste du 71ème BG
Une autre section de la 71/2 sera qualifiée afin d’appuyer le 2ème demi brigade coloniale de commandos parachutistes. Elle sera stationnée près de Saigon à la BAPS. Elle ne sera engagée qu’une fois lors de l’opération Jonquille en 49, le reste de ses missions relevant de l’utilisation traditionnelle des unités de génie.
Dans la zone nord, la section parachutiste du 61 BCG est remplacée à l’automne 48 par une section formée à Sétif avec des volontaires du 17ème BGAP. Cette section est placée à demeure sur la BAPN et intégrée à la compagnie de commandement. Elle participe notamment à l’opération Lorraine fin 52. L’utilité de ces unités reste limitée car le sapeur parachutiste arrivé au sol redevient un sapeur qui a besoin de matériel pour effectuer ses missions. Or le matériel aérolargable n’est pas encore en dotation en Indochine.
La 17ème CGP
Les 2 sections parachutistes des BAPN et BAPS sont dissoutes le 31/10 53 et intégrées à la 17ème CGP qui est créée le 1er novembre 1953. Stationnée au Tonkin elle sera engagée dans l’opération Castor qui a pour but de s’emparer de la cuvette de Dien Bien Phu.
Elle saute sur la vallée de Dien Bien Phu les 20 et 21 novembre 53 avec le 6ème BPC déplorant 2 tués et un blessé grave. Elle commencera les travaux d’organisation du terrain, avec les moyens manuels, autour de la piste jusqu’au 8 décembre 53, date à laquelle elle quitte le camp.
Bataillon génie aéroporté
Créé le 1er aout 1946, il regroupe une compagnie de service et 3 compagnies de combat. Il est stationné à Hussein Dey, mais est dissous dès le 1er juillet 1946. La compagnie de service reste sur place et les compagnies de combat seront dispersées. Reconstitué le 15 février 1949 à Hussein Dey, il rejoint ensuite la France à Castelsarrasin. Sa 1ere Cie est engagée en Algérie en 54 où elle deviendra la 60 CGAP. Après une restructuration en 1957 il deviendra le centre d'instruction du génie aéroporté dont la mission principale est de former les personnels affectés à la 60 et à la 75 CGAP. Dissous en décembre 62.
Régiment aéroporté
Le 17e régiment du Génie aéroporté est formé à Castelsarrasin le 1er janvier 1963. Il est composé de la 9e compagnie de commandement et des services et d'une compagnie d'instruction. Les compagnies de combat portent les numéros 1 et 2. En fait, il s'agit des anciennes 60e CGAP et 61e CGAP rapatriées d'Algérie. En 1964 il est renforcé d'une compagnie de travaux routiers du Génie installée à Montauban et du 885e DRRG à Toulouse. Le 1er juin, la 71e compagnie de Génie de zone quitte à son tour l’Algérie et rejoint le régiment. Dissoute, elle devient la 175e CRG. Le 15 janvier 1968, le 885e DRRG passe au service du matériel. Lorsque le 17e régiment du Génie est dissout le 30 juin 1971, la première compagnie rejoint le 1er RHP à Auch, la seconde rejoint le 35e RAP à Tarbes, la troisième est dissoute. La 175e CRG continue sa mission, mais au profit du 31e régiment du Génie et se joint à la 305e CTRG.
Régiment parachutiste
Recréé trois ans plus tard, le 1er juillet 1974, le régiment s'installe à Montauban quartier Doumerc(202). Au 1er juillet, il est composé de quatre compagnies; les 21e compagnie de commandement et 22e compagnie d'appui, la 2e compagnie de combat (l'ex 3 compagnie du 1er RHP) et une compagnie d'instruction. En 1976, il se renforce d'une seconde compagnie de combat puis en 1978, d'une troisième compagnie de combat.
C'est à partir de cette date que les compagnies vont appuyer les régiments de la division aéroportée dans différentes opérations. De 1978 à 1980 au Tchad dans le cadre de l'opération Tacaud ainsi qu'au Liban au sein des forces de l'Organisation des Nation Unies et des mandats FINUL. Puis, de 1983 à 1984, elles se distinguent au cours de l'opération Diodon. Enfin, en 1988, à Ouvéa, l'une d'entre-elles participe à l'opération Victor.
Le régiment connaît encore deux modifications structurelles. En 1979, la 12e compagnie d'instruction est dissoute et en 1998, une 4e compagnie de combat est créée.
Aujourd'hui, le 17e régiment du Génie parachutiste continue ses missions d'appui au sein de la 11e Brigade parachutiste.
Les insignes
| 17ème BGAP 46-48 | |||
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| modèle Moret | |||
| 17ème génie aéroporté | |||
| modèle argent | |||
| 17ème génie parachutiste | |||
| modèle normal | modèle argent | ||
Description héraldique
Écu français moderne de sable crénelé en chef d'argent à une cuirasse et un pot en tête d'or aux matelassures de gueules brochant sur un vol d'argent une coupole de parachute blanche aux suspentes d'argent et en pointe une ancre du même.
Production
Fabrication Moret L'insigne à fond noir (le bérêt parachutiste étant noir en 1946) est produit par Moret. Des retirages ont été produits avec la même matrice rendant l'identification difficile
Fabrication DRAGO Dans son existence, de nombreuses fabrications ont été produites avec tous les marquages possibles chez Drago
Homologation
Non homologué