La commission d'étude des zones fortifiées : Différence entre versions

De insignes du génie
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En 1914
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La CEZF (Commission d'Etude des Zones Fortifiées) est '''créée en 6 Septembre 1939''' par le Gal GAMELIN (note GQG-EM/058-3/FT), avec la mission de superviser les travaux d'organisation complémentaires de la position fortifiée face à divers fronts neutres, ou anciennement neutres - Pyrénées exclues - et pour donner de la profondeur au front fortifié.
 
 
Le Bataillon n°19 avait été créé le 1er mai 1914 à Hussein-Dey, formé par l’ex 26° Bataillon.
 
 
 
Composition à la création : E M & S H stationne à Hussein-Dey Cie 19/1 Sapeurs Mineurs, stationne à Hussein-Dey Cie 19/2 Sapeurs Mineurs, stationne à Hussein-Dey Cie 19/3 Sapeurs Mineurs, stationne à Hussein-Dey Cie 19/4 Sapeurs Télégraphistes, stationne à Hussein-Dey Cie 19/5 stationne à Hussein-Dey Cie de Sapeurs de Chemins de Fer
 
 
 
En 1919
 
  
Regroupement à Hussein-Dey après que ses compagnies eussent, à peu près toutes, participé à la guerre de 1914 – 1918. C’étaient les compagnies 19/1, 19/2, 19/3, 19/14, 19/16, 19/31, 19/32, 19/33, 19/52, 19/101, 19/111, 19/112. En fin d'année il compte : Six compagnies à Alger, Quatre compagnies au Levant,
+
La commission est présidée à sa création par le Général BELHAGUE , qui s'est déjà illustré comme président de la CORF . Il est secondé par les généraux LEFORT et PHILIPPE (IGGF) et cette commission inclut cinq à six représentants de l'infanterie et l'artillerie, ainsi qu'un secrétariat de six officiers. Cette note de constitution précise explicitement que la CEZF n'a aucun rôle vis à vis des travaux MOM urgents en cours sur la première ligne depuis la mobilisation.
  
 +
Missions
 +
Les missions de la CEZF sont complétées dans la note 0227-3/FT du 23 Septembre. En liaison avec les armées concernées, elle doit établir les plans d'ensemble de ces '''2èmes positions, voire d'une éventuelle position intermédiaire''' entre 1e et 2e position, ainsi que définir les éléments constitutifs de cette nouvelle ligne.
  
En 1923
+
Pour l'étude et la réalisation, la CEZF s'appuie sur des éléments du Génie détachés des armées concernées "... sans nuire à la réalisation des travaux sur la 1ère position." (sic). Elle définit enfin la répartition qui parait adéquate entre ce qui est à réaliser par la MOM et ce qui relève de marchés civils compte tenu du caractère spécialisé.
Dissolution du 19° B.G. il donne naissance au 32° bataillon de sapeur mineurs et 45° bataillon Mixte.
 
  
+
Après reconnaissance de terrain, le tracé général de la position est validé dans ses grandes lignes dés la fin Septembre 1939 mais subira des ajustements significatifs jusqu'en Décembre 1939. Le processus est long, car la CEZF se trouve en position de devoir arbitrer au niveau Groupe d'Armées entre les idées parfois antagonistes de commandements d'Armées dont les propositions de tracé ne se raccordent pas nécessairement... Ces ajustements expliquent en partie le démarrage tardif (fin de l'année) de certains chantiers, notamment à la jonction entre les et 9° Armées.
En 1935
 
Le 19° Régiment du Génie est créé le 16 octobre 1935 avec les 32° et 45° bataillons du Génie qui avaient été constitués par dissolution du 19° bataillon en 1923.  
 
  
mobilisation
+
Il est décidé début Octobre que là où des travaux importants dans les zones en 1ère ligne sont en cours, la ligne CEZF sera réalisée sous contrôle des Armées concernées (1°, 2° et 3° Armée), mais que dans les zones de constructions peu actives, comme en arrière de la 9° Armée ou du Jura, la CEZF gérera directement les chantiers de construction. '''Les chantiers et l'organisation de terrain de la CEZF dépend de chefferies de travaux créées pour l'occasion sur le modèle de l'ancienne structure de la CORF.'''
En 1939 le 19° RG est dissous pour créer le Dépôt de Guerre n° 19 le 3 septembre 1939. il forme les 81°, 82°, 85°, 87°BG.  
 
  
En 1940, le 19° est le régiment d’Afrique du Nord. Il est reformé le 1 septembre 1940 pour fournir des compagnies aux diverses grandes unités mobilisées sur le territoire de la 19° région.  
+
La première position de la 4° Armée (Sarre) étant peu puissante, la CEZF se voit confier la réalisation d'une ligne intermédiaire entre 1° et 2° ligne, de part et d'autre d'une position Guessling-Francaltroff-Val de Guéblange. Cette ligne a déjà été partiellement équipée par ses propres moyens par la 4° Armée en 1938 avec des blocs légers.
  
la seconde guerre mondiale
+
Dans tous les cas, le tracé de la ligne et l'implantation des blocs est défini par les armées, avec accord de la CEZF. Autre décision fonctionnelle importante : la ligne CEZF sera constituée de deux lignes de blockhaus parallèles, une ligne principale précédée d'un obstacle antichar, et une ligne d'arrêt à environ 2 kilomètres en arrière de celle-ci, elle-même avec obstacle antichar. L'obstacle antichar sera constitué entre les blocs sous la forme d'un fossé à profil trapézoïdal de 2,50m de profondeur pour 5,50m de large, avec un talus vertical recouvert de fers IPN. Autour des blockhaus il est constitué de 5 ou 6 rangées de rails. Cet obstacle est doublé d'un réseau de barbelés de 6 mètres de large.
  
Faisant partie de l'armée d'armistice, le 19ème RG rejoint les unités alliées après le débarquement en Afrique du Nord
+
Main d'œuvre
 +
Les entreprises civiles pour les chantiers sont sélectionnées début Octobre, en parallèle du transfert des unités du Génie ou des régiments de travailleurs affectées aux travaux :
  
Il est à nouveau dissout le 16 novembre 1942 pour donner naissance au Centre d’Organisation du Génie n° 35.
+
* 219° Régiment de Travailleurs de Réserve Général (RTRG) de Paris sur le ban du DAA (Ardennes)
 +
* 27° RTRG d'Amiens affecté à la 2° Armée (Meuse)
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* 33° RTRG de Rouen affecté à la 4° Armée (Sarre)
 +
* 35° RTRG de Rouen affecté à la 7° Région Militaire (Jura)
  
Le 1° Bataillon du 19° Génie (Cie. 19/1 et 19/2) part en Tunisie en novembre 1942 avec la Division de Marche (DM) de Constantine pour combattre les forces du général Von Arnim. Il participe aux opérations de Tunisie: Le Faid, Pichon, Zaghouan, Kairouan, à la prise de Tunis et défilé de la Victoire à Tunis le 11 mai 1943.  
+
Le chantier débute entre Novembre et Décembre 1939, constitué de 10 zones de travail d'une quinzaine de kilomètres chaque représentant 180 km au total et un ensemble de 350 blocs et 250 kilomètres d'obstacle antichar. Dans un deuxième temps, ces noyaux devaient être prolongés progressivement à leurs extrémités au travers de trois autres tranches de travaux de 140-150 km chaque étalées sur 1940 et 1941.
  
La 1° Compagnie a été citée à l'ordre de l'Armée Le Bataillon rentre à Hussein - Dey puis est affecté à la 3° D. I. A. ou il devient 83° B. G.  
+
Les travaux '''cessent complètement en Janvier et Février 1940 du fait des conditions météo exécrables et du froid'''. Les travaux reprennent activement fin Février avec du personnel mobilisé supplémentaire, dont des compagnies de travailleurs espagnols , des troupes coloniales, des brigades internationales. Ce sont au total 65 entreprises qui travaillent sur le front.
  
La compagnie 19/3 avec la Division de Marche (DM) d'Alger La compagnie 19/4 avec la Brigade Légère Mécanisée La compagnie 19/5 avec la Division de Marche (DM) d'Oran.  
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La fin de la CEZF
 +
C'est finalement un chantier encore en cours que les troupes allemandes surprennent '''le 15 Mai 1940 après avoir percé à Sedan et sur la Meuse'''. Les travaux continuent sur les autres tronçons en chantier tant qu'ils ne sont pas atteints par la poussée allemande, et jusqu'en début Juin en arrière de la Sarre. Les chefferies de travaux CEZF et les unités de travailleurs sous leur responsabilité se replient en même temps que l'ensemble des troupes et se retrouvent de façon similaire entrainées et dispersées dans l'effondrement des fronts.
  
 
+
La '''CEZF est dissoute le 6 Juillet 1940.'''
 
 
En Juin 1943
 
Le C. O. G. n° 35 prépare les unités qui feront partie du corps expéditionnaire français, puis de la 1° armée française :
 
- 82° bataillon du Génie (4° D.M.M) 1 juin 1943,
 
- 83° bataillon du Génie (dont la compagnie 83/1 est directement issue de la 19/1), (3° D.I.A), 1 juin 1943,
 
- 96° bataillon du Génie (5° D.B.) 1 septembre 1943,
 
 
 
Il donne naissance aux corps suivants:
 
- 180° bataillon du Génie de réserve général ;
 
- 101° régiment du Génie de Réserve Générale;
 
- 211° Bataillon de Ponts Lourds
 
- 151° et 152° régiment du Génie (de Corps d’Armée) ;
 
- 215° bataillon du Génie de réserve général.
 
 
 
après guerre
 
Le 19ème RG est reformé entièrement en Afrique du Nord le 1 janvier 1946. Le personnel provient du COG n° 35. Le chef de corps est le Lieutenant-colonel GARRE Henry Justin.
 
En 1949
 
 
 
guerre d'Indochine
 
Formation à Alger le 11 août 1949 d’une 19° compagnie de marche au titre du renfort en Extrême – Orient
 
 
 
Son P.C. est à Hanoï et la compagnie participe aux opérations au Tonkin Laos et Centre Vietnam. Rapatrié en AFN en juillet 1955, dissoute le 31 août 1955, elle donne naissance à la 60° CGAP (compagnie du génie aéroportée).  
 
 
 
guerre d'Algérie
 
En mai 1956 est créé le centre d’instruction du Génie n°19.
 
 
 
Dissolution du 19° R.G. le 31 août 1962 Reconstitution d’un 19° B.G. le 1er novembre 1962.
 
 
 
Le régiment en métropole
 
 
 
le 19ème BG est transféré à Besançon en mai 1964, le bataillon prend l’appellation de 19° régiment du Génie, le 1er décembre 1964.
 
 
 
Le 19° Régiment du Génie est toujours en garnison à Besançon.
 
  
 
= <div style="text-align: center;">Les insignes =
 
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{| class="wikitable" style="margin: auto;"
 
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!colspan="2"|19ème RG
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!colspan="2"|CEZF
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!colspan="2"|modèle avant guerre
 
!colspan="2"|modèle avant guerre
 
 
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!colspan="2"|modèle après guerre
 
!colspan="2"|modèle argent
 
|-
 
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== La fabrication ==
 
=== Description héraldique ===
 
 
 
=== Conception ===
 
 
[[File: doc.jpg| border| 100px]]
 
 
=== Production ===
 
  
  
=== Homologation ===
 
 
Homologué le  sous le numéro
 
 
[[File: doc.jpg| border| 100px]]
 
 
 
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!colspan="2"|1er RG type1
 
|-
 
!colspan="2"|porté sur la fourragère avant guerre
 
|-
 
!recto
 
!verso
 
|-
 
|[[File:1RG_Rond.jpg|250px]]
 
|[[File:1RG_Rond_Dos.jpg|250px]]
 
|}
 
 
 
== La fabrication ==
 
 
=== Description héraldique ===
 
=== Description héraldique ===
 +
Ecu ancien à un ouvrage de fortification d'argent en fasce terrassé de tricolore, mantelé de sable à une grenade d'or surmontée de deux chevrons de gueules, issant en chef au dessus de la coupole soleil rayonnant chargé des capitales CEZF, le tout d'or.
  
 
=== Conception ===
 
 
[[File: doc.jpg| border| 100px]]
 
  
 
=== Production ===
 
=== Production ===
 
+
Fabrication Arthus Bertrand Paris Déposé
  
 
=== Homologation ===
 
=== Homologation ===
  
Homologué le sous le numéro
+
Non homologué  
  
[[File: doc.jpg| border| 100px]]
 
  
  

Version actuelle datée du 17 mars 2020 à 14:36

Filiation et modèles

CEZF
Cezf.jpg

Historique

La CEZF (Commission d'Etude des Zones Fortifiées) est créée en 6 Septembre 1939 par le Gal GAMELIN (note GQG-EM/058-3/FT), avec la mission de superviser les travaux d'organisation complémentaires de la position fortifiée face à divers fronts neutres, ou anciennement neutres - Pyrénées exclues - et pour donner de la profondeur au front fortifié.

La commission est présidée à sa création par le Général BELHAGUE , qui s'est déjà illustré comme président de la CORF . Il est secondé par les généraux LEFORT et PHILIPPE (IGGF) et cette commission inclut cinq à six représentants de l'infanterie et l'artillerie, ainsi qu'un secrétariat de six officiers. Cette note de constitution précise explicitement que la CEZF n'a aucun rôle vis à vis des travaux MOM urgents en cours sur la première ligne depuis la mobilisation.

Missions

Les missions de la CEZF sont complétées dans la note 0227-3/FT du 23 Septembre. En liaison avec les armées concernées, elle doit établir les plans d'ensemble de ces 2èmes positions, voire d'une éventuelle position intermédiaire entre 1e et 2e position, ainsi que définir les éléments constitutifs de cette nouvelle ligne.

Pour l'étude et la réalisation, la CEZF s'appuie sur des éléments du Génie détachés des armées concernées "... sans nuire à la réalisation des travaux sur la 1ère position." (sic). Elle définit enfin la répartition qui parait adéquate entre ce qui est à réaliser par la MOM et ce qui relève de marchés civils compte tenu du caractère spécialisé.

Après reconnaissance de terrain, le tracé général de la position est validé dans ses grandes lignes dés la fin Septembre 1939 mais subira des ajustements significatifs jusqu'en Décembre 1939. Le processus est long, car la CEZF se trouve en position de devoir arbitrer au niveau Groupe d'Armées entre les idées parfois antagonistes de commandements d'Armées dont les propositions de tracé ne se raccordent pas nécessairement... Ces ajustements expliquent en partie le démarrage tardif (fin de l'année) de certains chantiers, notamment à la jonction entre les 1° et 9° Armées.

Il est décidé début Octobre que là où des travaux importants dans les zones en 1ère ligne sont en cours, la ligne CEZF sera réalisée sous contrôle des Armées concernées (1°, 2° et 3° Armée), mais que dans les zones de constructions peu actives, comme en arrière de la 9° Armée ou du Jura, la CEZF gérera directement les chantiers de construction. Les chantiers et l'organisation de terrain de la CEZF dépend de chefferies de travaux créées pour l'occasion sur le modèle de l'ancienne structure de la CORF.

La première position de la 4° Armée (Sarre) étant peu puissante, la CEZF se voit confier la réalisation d'une ligne intermédiaire entre 1° et 2° ligne, de part et d'autre d'une position Guessling-Francaltroff-Val de Guéblange. Cette ligne a déjà été partiellement équipée par ses propres moyens par la 4° Armée en 1938 avec des blocs légers.

Dans tous les cas, le tracé de la ligne et l'implantation des blocs est défini par les armées, avec accord de la CEZF. Autre décision fonctionnelle importante : la ligne CEZF sera constituée de deux lignes de blockhaus parallèles, une ligne principale précédée d'un obstacle antichar, et une ligne d'arrêt à environ 2 kilomètres en arrière de celle-ci, elle-même avec obstacle antichar. L'obstacle antichar sera constitué entre les blocs sous la forme d'un fossé à profil trapézoïdal de 2,50m de profondeur pour 5,50m de large, avec un talus vertical recouvert de fers IPN. Autour des blockhaus il est constitué de 5 ou 6 rangées de rails. Cet obstacle est doublé d'un réseau de barbelés de 6 mètres de large.

Main d'œuvre

Les entreprises civiles pour les chantiers sont sélectionnées début Octobre, en parallèle du transfert des unités du Génie ou des régiments de travailleurs affectées aux travaux :

  • 219° Régiment de Travailleurs de Réserve Général (RTRG) de Paris sur le ban du DAA (Ardennes)
  • 27° RTRG d'Amiens affecté à la 2° Armée (Meuse)
  • 33° RTRG de Rouen affecté à la 4° Armée (Sarre)
  • 35° RTRG de Rouen affecté à la 7° Région Militaire (Jura)

Le chantier débute entre Novembre et Décembre 1939, constitué de 10 zones de travail d'une quinzaine de kilomètres chaque représentant 180 km au total et un ensemble de 350 blocs et 250 kilomètres d'obstacle antichar. Dans un deuxième temps, ces noyaux devaient être prolongés progressivement à leurs extrémités au travers de trois autres tranches de travaux de 140-150 km chaque étalées sur 1940 et 1941.

Les travaux cessent complètement en Janvier et Février 1940 du fait des conditions météo exécrables et du froid. Les travaux reprennent activement fin Février avec du personnel mobilisé supplémentaire, dont des compagnies de travailleurs espagnols , des troupes coloniales, des brigades internationales. Ce sont au total 65 entreprises qui travaillent sur le front.

La fin de la CEZF

C'est finalement un chantier encore en cours que les troupes allemandes surprennent le 15 Mai 1940 après avoir percé à Sedan et sur la Meuse. Les travaux continuent sur les autres tronçons en chantier tant qu'ils ne sont pas atteints par la poussée allemande, et jusqu'en début Juin en arrière de la Sarre. Les chefferies de travaux CEZF et les unités de travailleurs sous leur responsabilité se replient en même temps que l'ensemble des troupes et se retrouvent de façon similaire entrainées et dispersées dans l'effondrement des fronts.

La CEZF est dissoute le 6 Juillet 1940.

Les insignes

CEZF
Cezf.jpg Cezf Dos.jpg


Description héraldique

Ecu ancien à un ouvrage de fortification d'argent en fasce terrassé de tricolore, mantelé de sable à une grenade d'or surmontée de deux chevrons de gueules, issant en chef au dessus de la coupole soleil rayonnant chargé des capitales CEZF, le tout d'or.


Production

Fabrication Arthus Bertrand Paris Déposé

Homologation

Non homologué




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