17ème régiment colonial du génie : Différence entre versions

De insignes du génie
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En 1914
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Formé avec le 17° Régiment de Tirailleurs Sénégalais et des éléments du 72° B.G. le 1er mars 1944 au Maroc, a connu une existence glorieuse mais éphémère en 1944 – 1945, à la 1er Armée Française. Sa création à partir du 17ème RTS s'explique par l'obligation faite au commandement français de disposer d'un nombre suffisant d'unités d'appui pour pouvoir être engagé en autonomie dans les opérations sur le sol français. Ainsi quelques unités de combats se sont transformées en unités d'appui pour donner à cette armée B (future 1ère armée) une structure équivalente au modèle américain. Ce régiment est un des deux régiments d'appui de la 1ère armée française (avec le 101ème RG). Il a souvent détaché ses unités au profit des unités de tête afin de renforcer le génie des divisions ou des CA lors d'opérations de franchissement.
  
Le Bataillon n°19 avait été créé le 1er mai 1914 à Hussein-Dey, formé par l’ex 26° Bataillon.  
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Ce régiment n’a jamais été doté d’un emblème à son chiffre. Issu du 17° régiment de Tirailleurs sénégalais, il conserva le drapeau de cette unité pendant la durée, éphémère mais glorieuse, de son existence. Lorsqu’il fut dissous, ce drapeau fut versé au Musée de l’Armée. Les faits d’armes du 17° régiment colonial du Génie lui avaient valu l’inscription Germersheim 1945, qui ne figura jamais sur la soie d’emblème
  
Composition à la création : E M & S H stationne à Hussein-Dey Cie 19/1 Sapeurs Mineurs, stationne à Hussein-Dey Cie 19/2 Sapeurs Mineurs, stationne à Hussein-Dey Cie 19/3 Sapeurs Mineurs, stationne à Hussein-Dey Cie 19/4 Sapeurs Télégraphistes, stationne à Hussein-Dey Cie 19/5 stationne à Hussein-Dey Cie de Sapeurs de Chemins de Fer
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En 1944 Le 15 août 1944, les alliés débarquent en Provence. Les 20, 22 et 28 le 17° Régiment Colonial du Génie débarque en trois éléments à Cavalaire, Saint Tropez et Sainte Maxime. Il est aussitôt engagé dans l'offensive pour la prise de Toulon.
  
En 1919
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A l'issue de la prise de Toulon, le régiment sera engagé dans le franchissement du Rhône. Action majeure qui débute le 28 août, ce franchissement doit se faire avec les moyens locaux, car les matériels de ponts lourds et flottants ne sont pas encore arrivés en France. Ainsi les péniches, barges, chalands et remorqueurs sont gréés avec du matériel de récupération pour permettre le passage des forces sur la rive est du Rhône. Après le 10 septembre, le régiment est engagé sur le Saône et le Doubs où il dégage des passes navigables. Il s'étale de Besançon à Lyon.
  
Regroupement à Hussein-Dey après que ses compagnies eussent, à peu près toutes, participé à la guerre de 1914 – 1918. C’étaient les compagnies 19/1, 19/2, 19/3, 19/14, 19/16, 19/31, 19/32, 19/33, 19/52, 19/101, 19/111, 19/112. En fin d'année il compte : Six compagnies à Alger, Quatre compagnies au Levant,
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Puis, avec les diverses Divisions de la 1° Armée Française, il engage la poursuite vers le nord, remonte le Rhône. En septembre 1944, le 17° R. C. G. est arrivé sur la ligne Saint Jean de Losne, Dole, Besançon, Valdahon. En novembre, les Sénégalais, qui supportent mal le climat, sont regroupés avec ceux du 71° B. G. à Estressin et forment deux compagnies de marche les 17/11 et 17/12. De nombreux engagés viennent les remplacer et sont mis à l'instruction. Le 31 mars 1945, les Compagnies 17/11 et 17/12 sont dissoutes à Estressin, leur personnel est affecté au C. O. G. 514 de Grenoble
  
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En 1945 Fin janvier, les Compagnies du 17° RCG appuient les unités qui réduisent la poche d'Alsace et reçoivent pour mission d'entretenir les itinéraires en Alsace et dans les Vosges, en lançant de nombreux ponts. La campagne d'Allemagne débute pour le 17° RCG par des franchissements de vive force, franchissement de l'IIL en janvier 1945, Franchissement du Rhin par la compagnie 2/17 à MECHTERSHEIM, entre GERMERSHEIN et SPIRE en mars 1945, elle atteint le PALATINAT le 31 mars 1945. L'action héroïque de ses sapeurs et en particulier de ses 21 propulsistes morts dans les opérations de franchissement du Rhin, vaut au régiment l'honneur de porter sur son drapeau l'inscription: "Germersheim 1945". La brillante conduite des unités du 17° RCG, au cours des campagnes de France et d'Allemagne fut récompensée par l'ordre général n°1034 ou 1148 ?, du 9 juillet 1945 qui cite le Régiment à l'ordre du Corps d'Armée. Leur courage valut aux officiers, sous-officiers et sapeurs du 17° RCG plus de 400 citations individuelles: 6 à l'ordre de l'Armée, 30 du CA, 81 de la Division, 41 de la Brigade, 250 du Régiment. Une "Silver Star Médail et cinq Bronze Star Médails" furent décernées par le commandement Américain.
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Unité combattante: 1° Armée - Réserve Générale - 20 août 1944 au 8 mai 1945.
  
En 1923
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Il est dissous le 16 novembre 1945 ses éléments passent au 61° B. G. formé pour l’Indochine.
Dissolution du 19° B.G. il donne naissance au 32° bataillon de sapeur mineurs et 45° bataillon Mixte.
 
 
 
 
En 1935
 
Le 19° Régiment du Génie est créé le 16 octobre 1935 avec les 32° et 45° bataillons du Génie qui avaient été constitués par dissolution du 19° bataillon en 1923.
 
 
 
mobilisation
 
En 1939 le 19° RG est dissous pour créer le Dépôt de Guerre n° 19 le 3 septembre 1939. il forme les 81°, 82°, 85°, 87°BG.
 
 
 
En 1940, le 19° est le régiment d’Afrique du Nord. Il est reformé le 1 septembre 1940 pour fournir des compagnies aux diverses grandes unités mobilisées sur le territoire de la 19° région.
 
 
 
la seconde guerre mondiale
 
 
 
Faisant partie de l'armée d'armistice, le 19ème RG rejoint les unités alliées après le débarquement en Afrique du Nord
 
 
 
Il est à nouveau dissout le 16 novembre 1942 pour donner naissance au Centre d’Organisation du Génie n° 35.
 
 
 
Le 1° Bataillon du 19° Génie (Cie. 19/1 et 19/2) part en Tunisie en novembre 1942 avec la Division de Marche (DM) de Constantine pour combattre les forces du général Von Arnim. Il participe aux opérations de Tunisie: Le Faid, Pichon, Zaghouan, Kairouan, à la prise de Tunis et défilé de la Victoire à Tunis le 11 mai 1943.
 
 
 
La 1° Compagnie a été citée à l'ordre de l'Armée Le Bataillon rentre à Hussein - Dey puis est affecté à la 3° D. I. A. ou il devient 83° B. G.  
 
 
 
La compagnie 19/3 avec la Division de Marche (DM) d'Alger La compagnie 19/4 avec la Brigade Légère Mécanisée La compagnie 19/5 avec la Division de Marche (DM) d'Oran.
 
 
 
 
 
 
 
En Juin 1943
 
Le C. O. G. n° 35 prépare les unités qui feront partie du corps expéditionnaire français, puis de la 1° armée française :
 
- 82° bataillon du Génie (4° D.M.M) 1 juin 1943,
 
- 83° bataillon du Génie (dont la compagnie 83/1 est directement issue de la 19/1), (3° D.I.A), 1 juin 1943,
 
- 96° bataillon du Génie (5° D.B.) 1 septembre 1943,
 
 
 
Il donne naissance aux corps suivants:
 
- 180° bataillon du Génie de réserve général ;
 
- 101° régiment du Génie de Réserve Générale;
 
- 211° Bataillon de Ponts Lourds
 
- 151° et 152° régiment du Génie (de Corps d’Armée) ;
 
- 215° bataillon du Génie de réserve général.
 
 
 
après guerre
 
Le 19ème RG est reformé entièrement en Afrique du Nord le 1 janvier 1946. Le personnel provient du COG n° 35. Le chef de corps est le Lieutenant-colonel GARRE Henry Justin.
 
En 1949
 
 
 
guerre d'Indochine
 
Formation à Alger le 11 août 1949 d’une 19° compagnie de marche au titre du renfort en Extrême – Orient
 
 
 
Son P.C. est à Hanoï et la compagnie participe aux opérations au Tonkin Laos et Centre Vietnam. Rapatrié en AFN en juillet 1955, dissoute le 31 août 1955, elle donne naissance à la 60° CGAP (compagnie du génie aéroportée).
 
 
 
guerre d'Algérie
 
En mai 1956 est créé le centre d’instruction du Génie n°19.
 
 
 
Dissolution du 19° R.G. le 31 août 1962 Reconstitution d’un 19° B.G. le 1er novembre 1962.
 
 
 
Le régiment en métropole
 
 
 
le 19ème BG est transféré à Besançon en mai 1964, le bataillon prend l’appellation de 19° régiment du Génie, le 1er décembre 1964.
 
 
 
Le 19° Régiment du Génie est toujours en garnison à Besançon.
 
  
 
= <div style="text-align: center;">Les insignes =
 
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!colspan="2"|19ème RG
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!colspan="2"|modèle avant guerre
 
 
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== La fabrication ==
 
=== Description héraldique ===
 
  
 
=== Conception ===
 
 
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=== Production ===
 
 
 
=== Homologation ===
 
 
Homologué le  sous le numéro
 
 
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!colspan="2"|1er RG type1
 
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!colspan="2"|porté sur la fourragère avant guerre
 
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!recto
 
!verso
 
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== La fabrication ==
 
 
=== Description héraldique ===
 
=== Description héraldique ===
  
 
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Ecu aux armes de Strasbourg au chef senestre chargé d'une cuirasse et d'un pot en tête d'or et en pointe dextre d'une ancre de marine du même, à la bande chargée du sigle 17 RCG d'or. Le tout sommé d'une muraille crénelée d'or.
=== Conception ===
 
 
 
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=== Production ===
 
=== Production ===
  
 +
Fabrication Augis en métal léger peint et émaillé
  
 
=== Homologation ===
 
=== Homologation ===
  
Homologué le  sous le numéro
+
Non homologué
 
 
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Version actuelle datée du 3 mai 2021 à 07:48

Filiation et modèles

17RCG
17RCG.jpg

Historique

Formé avec le 17° Régiment de Tirailleurs Sénégalais et des éléments du 72° B.G. le 1er mars 1944 au Maroc, a connu une existence glorieuse mais éphémère en 1944 – 1945, à la 1er Armée Française. Sa création à partir du 17ème RTS s'explique par l'obligation faite au commandement français de disposer d'un nombre suffisant d'unités d'appui pour pouvoir être engagé en autonomie dans les opérations sur le sol français. Ainsi quelques unités de combats se sont transformées en unités d'appui pour donner à cette armée B (future 1ère armée) une structure équivalente au modèle américain. Ce régiment est un des deux régiments d'appui de la 1ère armée française (avec le 101ème RG). Il a souvent détaché ses unités au profit des unités de tête afin de renforcer le génie des divisions ou des CA lors d'opérations de franchissement.

Ce régiment n’a jamais été doté d’un emblème à son chiffre. Issu du 17° régiment de Tirailleurs sénégalais, il conserva le drapeau de cette unité pendant la durée, éphémère mais glorieuse, de son existence. Lorsqu’il fut dissous, ce drapeau fut versé au Musée de l’Armée. Les faits d’armes du 17° régiment colonial du Génie lui avaient valu l’inscription Germersheim 1945, qui ne figura jamais sur la soie d’emblème

En 1944 Le 15 août 1944, les alliés débarquent en Provence. Les 20, 22 et 28 le 17° Régiment Colonial du Génie débarque en trois éléments à Cavalaire, Saint Tropez et Sainte Maxime. Il est aussitôt engagé dans l'offensive pour la prise de Toulon.

A l'issue de la prise de Toulon, le régiment sera engagé dans le franchissement du Rhône. Action majeure qui débute le 28 août, ce franchissement doit se faire avec les moyens locaux, car les matériels de ponts lourds et flottants ne sont pas encore arrivés en France. Ainsi les péniches, barges, chalands et remorqueurs sont gréés avec du matériel de récupération pour permettre le passage des forces sur la rive est du Rhône. Après le 10 septembre, le régiment est engagé sur le Saône et le Doubs où il dégage des passes navigables. Il s'étale de Besançon à Lyon.

Puis, avec les diverses Divisions de la 1° Armée Française, il engage la poursuite vers le nord, remonte le Rhône. En septembre 1944, le 17° R. C. G. est arrivé sur la ligne Saint Jean de Losne, Dole, Besançon, Valdahon. En novembre, les Sénégalais, qui supportent mal le climat, sont regroupés avec ceux du 71° B. G. à Estressin et forment deux compagnies de marche les 17/11 et 17/12. De nombreux engagés viennent les remplacer et sont mis à l'instruction. Le 31 mars 1945, les Compagnies 17/11 et 17/12 sont dissoutes à Estressin, leur personnel est affecté au C. O. G. 514 de Grenoble

En 1945 Fin janvier, les Compagnies du 17° RCG appuient les unités qui réduisent la poche d'Alsace et reçoivent pour mission d'entretenir les itinéraires en Alsace et dans les Vosges, en lançant de nombreux ponts. La campagne d'Allemagne débute pour le 17° RCG par des franchissements de vive force, franchissement de l'IIL en janvier 1945, Franchissement du Rhin par la compagnie 2/17 à MECHTERSHEIM, entre GERMERSHEIN et SPIRE en mars 1945, elle atteint le PALATINAT le 31 mars 1945. L'action héroïque de ses sapeurs et en particulier de ses 21 propulsistes morts dans les opérations de franchissement du Rhin, vaut au régiment l'honneur de porter sur son drapeau l'inscription: "Germersheim 1945". La brillante conduite des unités du 17° RCG, au cours des campagnes de France et d'Allemagne fut récompensée par l'ordre général n°1034 ou 1148 ?, du 9 juillet 1945 qui cite le Régiment à l'ordre du Corps d'Armée. Leur courage valut aux officiers, sous-officiers et sapeurs du 17° RCG plus de 400 citations individuelles: 6 à l'ordre de l'Armée, 30 du CA, 81 de la Division, 41 de la Brigade, 250 du Régiment. Une "Silver Star Médail et cinq Bronze Star Médails" furent décernées par le commandement Américain. Unité combattante: 1° Armée - Réserve Générale - 20 août 1944 au 8 mai 1945.

Il est dissous le 16 novembre 1945 ses éléments passent au 61° B. G. formé pour l’Indochine.

Les insignes

17ème RCG
modèle peint modèle émail
17RCG.jpg 17RCG Dos.jpg 17RCG email.jpg 17RCG email Dos.jpg


Description héraldique

Ecu aux armes de Strasbourg au chef senestre chargé d'une cuirasse et d'un pot en tête d'or et en pointe dextre d'une ancre de marine du même, à la bande chargée du sigle 17 RCG d'or. Le tout sommé d'une muraille crénelée d'or.

Production

Fabrication Augis en métal léger peint et émaillé

Homologation

Non homologué



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